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Flash back au 18 juillet

 
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Joined: 12 Oct 2007
Posts: 411
Location: Charleroi, Hainaut, Belgique

PostPosted: Sun Oct 21, 2007 11:00 am    Post subject: Flash back au 18 juillet Reply with quote Imprimer

Voici le récit que mes amis-guides ont rédigé alors que je me reposais dans ma tente en attendant le véhicule qui devait me ramener à Osh. Mes bagages étant arrivés beaucoup plus tard que moi, je n'ai pas pu insérer ce message plus tôt.

Dés notre arrivée au camp 1, Macha, une charmante jeune Ouzbek nous a acceuillis en français avec thé et crêpes délicieuses.Fatigués après 6 heures de marche, nous avons dû creuser avec nos piolets notre endroit de campement dans un espace lunaire.Ensuite nous avons eu un bon repas à l’intérieur d’une yourte.Le jour suivant, la météo nous a obligié un « sleeping day » avant d’attaquer notre programme d’ascension.Le climat au camp 1 est très particulier, on passe de l’insolation (40°) à l’hypothermie (0°) avec des chutes de neige.Le jour suivan,t la météo nous permet de partir faire notre première acclimatation au dessus 4500 m. Cette journée était également consacrée à la mise en place de la technique de progression sur glacier qui comprend 2 cordées .Une première, avec Raphaël, notre guide ouzbek, en tête suivi de Renaud, Philippe et Bertrand. La seconde cordée est composée de notre deuxième guide Ranich et Alain.Sur le terrain duPpic Lenine, nous avons dû abandonner la bonne vieille technique du guidage avec le bâton de marche. La conduite se fait alors uniquement avec la corde qui doit rester absolument tendue. Derrière, Bertrand dirige à la voix Philippe afin qu’il suive la trace. Dès qu’un obstacle se présente, Renaud qui est devant, le signal par un « Stop » et Alain, dans la deuxième cordée doit ratrapper Philippe afin de passer l’obstacle avant lui. Bertrand, derrière, et Renaud, devant, doivent tous deux rester à distance afin de garder la corde tendue pour assurer Philippe.Lors de ces passages délicats, crevasses après crevasses Philippe développe un stress qu’il peut difficilement gérer.Les crevasses lui semblent alors bien plus profondes qu’en réalité ce qui ne fait qu’amplifier sont état d’anxiété. Il perd donc confiance et l’équipe fait tout pour le galvaniser et lui remonter le moral. L’épreuve est difficile mais nous arrivons finalement sur un surplomb à l’altitude de 4815 m. ( Altitude du Mont Blanc ) ce qui est un record pour Alain. Nous nous arrêtons alors avant un pont de neige, car l’effort fourni en ce jour est suffisant et nous décidons de redescendre. Nous nous rendons compte que le stress de Philippe provoque une fatigue disproportionnée par rapport à l’effort. Le lendemain, le moral de Philippe a chuté et les conditions climatiques excécrables n’arrangent rien.Progressivement nous nous rendons compte que sa chute lors du treck de préparation en juin au Maroc l’a fragilisé aussi bien mentalement que physiquement. Pensant qu’un jour de repos lui ferait du bien, nous décidons de reporter l’étape vers le camp 2 (5.300 m ) d’un jour.Jour J pour le camp 2. 5 heures de matin, sacs bouclés, Philippe nous fait part de son imcapacité de partir. Il retourne vers sa tente, se coucher dans son duvet, seul endroit un peu chaud pendant que nous partons marcher avec notre guide.L’état de santé de Philippe ne s’améliorant pas, une discussion ouverte est engagée entre nous 4 afin de déterminer la suite du programme de l’expédition. Lors de cette discussion, nous nous apercevons, qu’au delà de l’objectif des 7.000, il y a un autre défi : vaincre la Peur des crevasses. Soutenu par l’équipe, Philippe fait un travail psychologique sur lui-même, pour repartir sur le glacier. Le lendemain, nous repartons pour une marche de remise en confiance avant l’étape amenant au camp 2. L’équipe est rôdée et soudée, ce qui permet à Philippe de vaincre sa peur. Objectif atteint, il est enthousiaste pour partir pour le camp 2 le lendemain.La foi est de courte durée. Lors de la descente, très vite, Philippe montre des signes de faiblaisse. Il est pris de violents maux de tête, de vertiges, et la fièvre le diminue. De retour, il ne peut plus s’alimenter. Il grelotte dans son duvet et son état empire. A partir de ce moment-là on se rend compte que Philippe ne pourra pas réaliser son défi.Dès lors, l’équipe lui propose une solution directe et adaptée, celle du rapatriement.Tout de suite, Philippe est soulagé de cette proposition et y adhère immédiatement. Mais l’organisation de ce rapatriement n’est pas chose facile. Les téléphones satellites ne fonctionnent plus. On décide donc de scinder l’équipe. Alain redescend le soir même en plaine pour établir les contats avec l’assurance.L’évacution par hélicoptère est impossible. Il n’exite que 2 appareils dans le pays. Une série de coups de fils s’enchaînent entre Alain et l’assurance. Le contact avec les trois autres restés au camp 1 se fait par radio.La seule possibilité est de redescendre Philippe à cheval. L’épreuve n’est pas simple car la tempête, la pluie, la grêle font rage. De plus Philippe doit fournir des efforts pour tenir en équilibre sur le cheval. Après 4 longues heures pénibles , il arrive exténué au camp de base.Il ne tarde pas à s’enfouir dans son sac de couchage pour le reste de la journée.Une voiture ambulance 4x4 arrivera le lendemain avec Lydia, l’interpète pour ramener Philippe à Osh.Nous sommes partagés entre 2 émotions : le soulagement de savoir que Philippe est pris en charge médicalement, que tout est réglé pour son rapatriement et notre déception de savoir qu’il ne réalisera son rêve de dépasser la barre des 7.000mPhilippe, quant à lui, est très ému de devoir se séparer des ses amis et de repartir seul vers la Belgique.Renaud, Alain et Bertrand sont en bonne forme. Ils pensent repartir demain à la conquête du Pic Lénine.



31-07-2007, 21:18:14 L'équipe Blind Challenge
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